lundi 2 novembre 2009

Transition 2

Le quatre septembre, j'ai été victime de la pire chute en vélo que j'ai subi depuis des années. J'avais rendez-vous avec un ami. Nous avions prévu faire une sortie de fin de journée en vélo de route.

Je venais de quitter la maison et j'étais en train de gravir le pont J-C. J'étais dans l'infâme partie étroite, où l'on doit arrêter et céder le passage à ceux qui viennent en sens inverse parce que le trottoir est trop étroit à cet endroit pour deux vélos (ceux qui sont déjà passé par là savent ce dont je parle). Je venais de repartir après avoir cédé le chemin et j'ai dû faire un petit écart pour éviter une grosse inégalité dans la surface du trottoir lorsque je me suis senti projeté vers l'avant. Je me suis retrouvé propulsé par-dessus le guidon avec un telle force que je suis retombé le dos sur la clôture métallique qui borde le trottoir.

J'ai eu le souffle coupé et ça m'a pris plusieurs secondes avant de pouvoir reprendre mes esprits. Je me suis alors rendu compte qu'un vélo électrique, de type scooter, était arrêté derrière moi. J'étais étalé au milieu de la piste et il ne pouvais pas passer. Le conducteur ne me regardait pas, ne disait rien. Lorsque je suis enfin parvenu à me relever et à ramasser mon vélo, il est reparti en vitesse sans dire un mot.

C'est à ce moment que j'ai compris ce qui venait de se passer:

Cet abruti devait me suivre de trop près, après l'arrêt que j'avais dû faire, et losque j'ai bifurqué pour éviter la fente du trottoir, sa roue avant a dû heurter ma roue arrière.

Pas étonnant qu'il ait été si pressé de repartir!

Je n'aurais pas effectué un tel vol plané si j'étais simplement tombé suite à une mauvaise manoeuvre; j'avançais à peine.

Les gens ont commencé à arrêter pour m'offrir leur aide. Je devais être assez amoché... Mon vélo l'était pas mal aussi.

J'ai réussi à remonter en selle et à me laisser descendre jusque chez moi.

J'ai attendu quelques jours avant de consulter un médecin.

À suivre...